Conseil de Défense écologique : « des premières mesures fortes, et une nécessité d’y associer les territoires » – UDE

Communiqué de presse – UDE – Paris, 23 mai 2019

A l’issue du Premier conseil de défense écologique l’UDE se félicite des mesures annoncées et appelle à intégrer au mieux les territoires

« Montagne d’or, économie circulaire, plastique, biodiversité. Face à l’urgence, voilà enfin de premiers actes forts pour le climat » a jugé le Président de l’UDE, Christophe Madrolle

« Dans les semaines à venir, l’UDE proposera au Conseil de Défense via le Gouvernement, des actions concrètes sur les énergies renouvelables, et la biodiversité dans les mers et les océans. » a t-il annoncé.

« Avec le Conseil de Défense Écologique et la conférence citoyenne à venir, gouvernement et citoyens sont réunis autour de la table. Mais impliquons aussi nos collectivités locales, mairies, départements, régions, dont l’action en faveur du climat est bien souvent pionnière et innovante sur l’ensemble du territoire » a ajouté le secrétaire général de l’UDE, Mathieu Cuip.

Européennes 2019 : L’UDE soutient la liste Renaissance

Paris, 10 mai 2019

L’Union des Démocrates et des Écologistes (UDE) s’engage dans la campagne européenne avec la liste « Renaissance » aux côtés de La République en Marche, du Mouvement Démocrate, du Parti Radical et d’Agir.

« Le Bureau national statutaire de l’UDE a choisi de soutenir la liste Renaissance et nous nous engageons dans la bataille européenne pour voir triompher les valeurs progressistes face aux populistes de tous bords » a jugé le Président de l’UDE, Christophe Madrolle.

« Économie circulaire, lutte contre l’obsolescence programmée, développement massif des énergies renouvelables, verdissement du transport aérien, croissance verte….Avec des candidats UDE sur la liste Renaissance nous voulons porter haut en Europe l’écologie réformiste, l’écologie du concret » a-t-il ajouté.

Communiqué de presse UDE – Législatives partielles février 2018

Communiqué de presse – Législatives partielles

Paris, mercredi 31 janvier 2018

Face à une abstention massive, l’Union des Démocrates et des Ecologistes (UDE) appelle à un sursaut citoyen le 4 février. Dans le contexte de ces circonscriptions, l’UDE appelle à voter au second tour des législatives pour Isabelle Muller-Quoy candidate de La République En Marche (LREM) dans la première circonscription du Val d’Oise et pour Christophe Grudler, candidat MoDem, soutenu par LREM dans la première circonscription du Territoire de Belfort. Pour rappel, le Conseil constitutionnel avait annulé l’élection de Ian Boucard candidat LR en raison de tracts que ce dernier avait diffusés avant le second tour du mois de juin, laissant croire que le FN et La France insoumise appelaient à voter en sa faveur. Conformément à ses valeurs humanistes et écologistes, l’UDE souhaite que ces candidats s’engagent fortement pour la protection de notre environnement et la réduction de la fracture démocratique.

Attentats de Nice : Communiqué de l’UDE et du Front Démocrate

Communiqué de L’UDE et du Front Démocrate :

Une fois encore, la barbarie des terroristes aveugles de Daesh et de sa sombre mouvance, a frappé la planète, cette fois, en France, à Nice, le jour de notre Fête nationale.

Toutes nos condoléances aux familles et proches des victimes. Courage à toutes les Niçoises et à tous les Niçois, nous sommes avec vous.

Désormais, il ne s’agit plus d’être sidérés ou dessiner des larmes sur les réseaux sociaux. Il est temps d’agir, avec le gouvernement de la France et l’ensemble du monde libre, celui qui partage nos valeurs de Liberté, d’Égalité, de Fraternité, afin de renforcer la sécurité des populations, afin d’éradiquer ces forces issues des profondeurs les plus ténébreuses de l’Humanité.

Communiqué de presse UDE sur la Loi Biodiversité

Communiqué de presse de l’UDE concernant le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages  (dite loi « Biodiversité »)

L’UDE appelle les citoyens á se mobiliser pour enrichir ce projet de loi essentiel. Ils peuvent en effet  jusqu’ au 18 janvier participer á l´élaboration de cette loi grâce à l’initiative du sénateur écologiste Joël Labbé.

La dernière grande loi pour la préservation et la protection de la Nature date de 1976. 40 ans plus tard, la destruction massive de la nature et les avancées scientifiques et sociétales ont rendu nécessaire la révision du Code de l’Environnement. François Hollande a souhaité dès la première Conférence environnementale de 2012 que, sous son quinquennat, la France devienne exemplaire en matière de préservation de la Biodiversité. Rappelons que  la France possède plusieurs « hot spots » mondiaux de biodiversité : région méditerranéenne, outremers (80% de la biodiversité française), etc.

Apres le succès de la  la 21e conférence des Parties sur le climat, dite COP21, cette loi s’impose comme une priorité politique. En effet, la lutte contre le dérèglement climatique et la lutte contre l’érosion de la biodiversité sont les deux faces d’un même combat. Le dérèglement climatique est une des causes de l’érosion de la biodiversité, alors que dans le même temps, la Nature nous apporte des solutions pour atténuer les effets du changement climatique.

Ségolène Royal, ministre en charge de l’écologie, a présenté ce projet en conseil des ministres le 26 mars 2014. L’UDE soutient le travail qu’elle a effectué depuis lors, dont le résultat a pu être mesuré lors du vote solennel par l’Assemblée Nationale le 25 mars 2015. Jean-Vincent Placé, président de l’UDE, Sénateur de l’Essonne, a déjà eu l’occasion de rappeler au Gouvernement l’urgence de l’adoption de cette loi au Sénat.

Une écologie des solutions !

La « nouvelle alliance entre l’homme et la nature » promue par ce projet de loi fait parfaitement écho au projet politique de l’UDE. En effet, l’UDE veut engager tous les acteurs de la société (entreprises, associations, Etat, collectivités) dans une transition écologique responsable et réaliste qui préservera les ressources naturelles du pays, au premier rang desquelles sa biodiversité.

L’UDE est partisane d’une croissance verte. Cette croissante verte pourra s’appuyer sur les nouveaux outils créés par la loi, comme la création d’actifs naturels pour aider les aménageurs à appliquer la séquence « éviter-réduire-compenser ». A l’inverse de ceux qui y voient  par principe, une « financiarisation » de la nature ou un droit à « détruire la nature», l’UDE y voit une réponse aux difficultés connues de tous : la présence d’une espèce protégée peut bloquer un chantier de logements sociaux. Dès lors l’UDE, qui prône une écologie des solutions, est favorable à la mise en place d’un tel outil.

Une écologie positive !

De la même manière, l’écologie positive prônée par l’UDE pense possible et nécessaire une alliance avec le monde de la pêche et celui de la chasse (qu’il ne faut pas diabióliser car  les chasseurs comptent parmi nos concitoyens qui connaissent le mieux les espaces naturels. même cette activité doit être encadrée et la lutte contre le braconnage renforcée.

En conclusion, l’UDE soutient particulièrement :

  • La vision dynamique de la biodiversité défendue par ce projet de loi et la mise en valeur des bénéfices et services qu’elle peut apporter aux sociétés humaines.
  • La création de l’Agence Française pour la Biodiversité au 1er janvier 2017 :  L’ UDE propose que cette agence porte le nom de Jean Marie Pelt.
  • L’ UDE appelle de ses vœux la création d’un grand opérateur unique venant à l’appui des collectivités territoriales, résolument à leur service. Cet opérateur, dont le siège ne doit pas forcément être positionné à Paris, aura des délégations régionales, à l’image de NatureParif, Agence régionale pour la biodiversité d’Ile de France, créée par Jean Vincent placé en 2008.
  • La compensation des impacts sur la biodiversité : l’UDE défend une position pragmatique et réaliste. Oui, là où le développement des territoires est nécessaire avec des projets utiles d’intérêt public majeur, il doit être possible d’agir si et seulement si des mesures d’évitement, de réduction, au pire de compensation des impacts sont mises en œuvres et suivies dans le temps. L’UDE soutient la mise en place des réserves d’actifs naturels, et soutient la proposition parlementaire d’un encadrement des futurs opérateurs de la compensation par un agrément de l’Etat
    Le préjudice écologique : l’UDE pense que l’écologie doit dépasser les clivages partisans et soutient les sénateurs qui ont redéposé, sous la forme d’un amendement au projet de loi du Gouvernement, la proposition de loi de Bruno Retailleau sur le préjudice écologique, que le Sénat avait déjà adoptée en mai 2013.
  • Il s’agit d’inscrire dans le code civil que « Toute personne qui cause un dommage à l’environnement est tenue de le réparer ».  Alors même que le gouvernement s’était engagé à se saisir de ce sujet, la proposition de loi n’a pas encore été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et aucun projet de loi en ce sens n’a été déposé par le Gouvernement. L’UDE veut agir comme un partenaire responsable et ne pas être dans une opposition partisane.
  • La création d’un nouveau régime d’autorisations administratives pour « innover sans piller » : l’UDE soutient la ratification du Protocole de Nagoya relatif à l’accès et au partage des avantages tirées de l’utilisation des ressources génétiques.
  • Les néonicotinoïdes : l‘UDE soutient l’interdiction des néonicotinoïdes (insecticide) au 1er janvier 2016, et souhaite revenir sur sa suppression adoptée en commission du Sénat en juillet dernier. En effet, ces substances sont toxiques pour les pollinisateurs qui rendent des services indispensables et irremplaçables à l’Homme.
  • L’UDE soutient et souhaite que soit renforcé l’ éducation à l’ environnement.

Résumé du projet de loi :

Cette loi traite un champ large en s’intéressant à différents aspects de la biodiversité : un renouvellement de concepts qui lui sont associés dans le code de l’environnement, une refonte des instances qui s’accumulaient à chaque nouvelle politique, la création d’un opérateur dédié et enfin l’amélioration des dispositifs mis à disposition des acteurs pour renforcer l’action en faveur de la biodiversité.

Un accent particulier à été mis sur le milieu marin avec la volonté d’anticiper la prise en compte de la biodiversité dans les activités, en particulier dans la zone exclusive économique et sur le plateau continental. La France porte en effet une responsabilité particulière sur la biodiversité marine par l’étendue de son domaine maritime, c’est d’ailleurs l’un des thèmes traités cette année par la conférence environnementale.

Titre 1 PRINCIPES FONDEMENTAUX : le Gouvernement a la volonté de dépasser un cadre souvent considéré comme fixiste de la biodiversité et donc d’introduire la « notion de capacité à évoluer » et d’introduire la notion de services écosystémiques.

Enfin, le Gouvernement a tenu à faire figurer dans les principes généraux du Code de l’environnement (pas de portée normative) la solidarité écologique, solidarité entre les territoires mais aussi reconnaissance de la force des interactions positives ou négatives entre le bon fonctionnement des écosystèmes et les activités humaines, principe  qui a déjà trouvé des applications dans les parcs nationaux ou dans la gestion de l’eau. De la même façon, la séquence Eviter réduire compenser a été introduite comme une déclinaison du principe de l’action préventive.

Titre 2 GOUVERNANCE DE LA BIODIVERSITÉ : La gouvernance de la biodiversité était devenue illisible à force d’accumulation à chaque politique d’une gouvernance ad hoc et avec des principes de composition qui ont varié. Le Gouvernement propose un système national avec une instance sociétale pour échanger sur les orientations stratégiques et une instance scientifique et technique, composée d’experts désignés intuitu personnae, pour éclairer la décision tant sur les orientations générales que sur des projets précis. Cette organisation est déclinée selon les mêmes principes à l’échelon régional.

Titre 3 AGENCE FRANÇAISE POUR LA BIODIVERSITÉ : L’ambition est de doter l’Etat d’une agence au service de tous, y compris des entreprises, comme l’ADEME a pu le devenir. La définition des missions de cette agence conduit à intégrer des établissements existants dans cette agence : Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques, Agence des Aires Marines Protégées, Parcs Nationaux de France, Atelier Technique des Espaces Naturels, en prenant garde à ne démembrer aucun établissement. Les parcs nationaux seront rattachés à cette agence, une nouvelle forme de collaboration ouverte par la loi dans le code de l’environnement et qui s’inspire de ce qui existe dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche et qui permettra d’améliorer le partage de services entre les parcs et l’agence. Par ailleurs, d’autres organismes via des pôles ou des unités communes contribueront à la mise en œuvre des missions de l’agence (par exemple au Muséum national d’Histoire naturelle). L’organisation territoriale de l’agence sera l’un des sujets prioritaires, notamment pour déterminer les modes de collaboration avec les régions et les services de l’Etat.

Titre 3bis GOUVERNANCE DE LA POLITIQUE DE L’EAU : titre introduit par le débat parlementaire sur la modification de la composition des comités de bassin.

Titre 4 ACCÈS AUX RESSOURCES GÉNÉTIQUES 
ET PARTAGE JUSTE ET ÉQUITABLE DES AVANTAGES : Le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation est un accord international issu de la Convention sur la diversité biologique. Il vise à partager les avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques d’une manière juste et équitable ce qui constitue l’un des trois objectifs de la Convention sur la diversité biologique.

Pays producteur et utilisateur de ressources génétiques et de connaissances traditionnelles associées, grâce à la richesse de sa biodiversité notamment outre-mer, la France s’est fortement mobilisée pour que ce protocole contraignant soit adopté en octobre 2010, lors de la Conférence de Nagoya, après 6 ans de négociations.

La France fait le choix que ce partage des avantages retourne à la biodiversité. Ces avantages partagés permettront de mieux connaître la biodiversité et ses mécanismes, de développer des filières qui utilisent de manière durable des ressources, de faire partager aux acteurs les enjeux liés à sa conservation, d’entreprendre des opérations de conservation et de restauration. Déjà de nombreuses entreprises pratiquent de manière volontaire ce partage. Cela montre qu’il s’agit avant tout de mettre en place des partenariats durables qui permettent de répondre collectivement à l’enjeu de préservation et de restauration de la biodiversité.La loi propose un mécanisme simplifié dès lors qu’il n’y a pas d’enjeux commerciaux. Lorsque des avantages commerciaux sont tirés, un partage de ceux-ci devra être réalisé, toujours au profit de la biodiversité.

Titre 5 ESPACES NATURELS ET PROTECTION DES ESPÈCES dispositions techniques sur la protection des espèces et espaces naturels.

Titre 6 PAYSAGE : Il est proposé de donner un cadre législatif à de nouvelles approches conceptuelles pour passer d’une politique de préservation des paysages remarquables à l’intégration complète des paysages du quotidien dans les politiques d’aménagement et d’urbanisme. Il est proposé par ailleurs une simplification du régime des sites dits « inscrits ».

Tribune : Face au terrorisme et à la guerre, quelles solutions pour la France et pour le Moyen-Orient ?

Vendredi 13 Novembre à Paris, nous étions assassinés.

130 vies envolées par des monstres qui cherchent à nous terroriser, qui veulent nous faire taire et nous diviser. Le 7 janvier la France était déjà frappée. Nous étions tous Charlie. La liste est longue d’ailleurs, elle s’est ouverte il y a déjà plus d’un an, et nous n’avons pas encore les moyens de la fermer. Mardi 24 novembre, Tunis, 12 victimes dans un bus de la sécurité présidentielle. Vendredi 20 Novembre, Bamako, 27 personnes de toutes nations sont assassinées froidement dans cet hôtel malien. Jeudi 12 Novembre à Beyrouth, 47 Libanais sont morts sous les bombes de kamikazes de DAESH. Le 31 octobre en Egypte, 224 personnes meurent dans le crash d’un avion de compagnie russe perpétré encore par ces barbares…

Des ruines, des innocents morts, des millions de réfugiés partout, des enfants sans foyer et sans famille. Les conséquences de l’installation de Daesh (Etat Islamique) depuis le printemps 2014, sur les terres irakiennes puis syriennes sont terribles et s’étendent partout dans le Monde. Les premières actions militaires, par le biais de frappes militaires essayent d’enrayer ce cancer. Les réactions sont immédiates. Tous ces attentats perpétrés sont leur réponse. Notre Monde a choisi la guerre et la haine. Nous avons soif de vengeance. Eux cherchent à nous diviser.

Si nous voulons véritablement retrouver la sécurité de manière efficace, au moins en France, nous devons comprendre ce qui nous est arrivé, trouver les causes et trouver les bonnes solutions à court et long termes, sur notre territoire et ailleurs dans le Monde. La paix nécessite de la réflexion et des actions intelligentes.

Aujourd’hui, l’urgence est sur notre territoire métropolitain.

La paix intérieure n’est pas assurée. La France, cette très ancienne nation, souvent considérée dans le Monde comme le phare de la démocratie, comme la jeune fiancée que tout étranger rêve de visiter et de posséder,  s’est construite avec pour principes républicains, la liberté de penser, l’égalité de tous, et la fraternité entre nous. C’est bien ces piliers lumineux qui semble être attaqués aujourd’hui. Il est évident que depuis quelques années, nous avons vu monter un repli sur soi en France, une désunion des Français. Ce communautarisme, visible dans de nombreux pays, s’il n’est pas la meilleure solution pour se comprendre entre communautés différentes, s’entendre et s’aimer, il est une réaction normale de protection, face aux tensions mondiales, face à l’abandon des pouvoirs publics et politiques, face au manque d’éducation et de culture, faute de moyens –ou de choix- financiers. Face à ce premier pas vers le repli, la meilleure réponse localement, dans nos villes, restera la construction de logements basés sur la mixité sociale, une éducation laïque renforcée et l’élimination des cellules et organisation (fussent-elles religieuses) incitant à la haine et à la discrimination. La haine et la violence, quant à elles, trouvent leurs origines, là où on les concentre: en prison. Il est impératif de réaliser un accompagnement culturel et éducatif en milieu carcéral qui soit à la hauteur des enjeux. C’est un travail de longue haleine.

A court terme, nous avons besoin d’endiguer cette montée de violence, de dénicher tous ces terroristes français qui ont été embrigadés et formatés par Daesh. Il ne faut pas chercher à comprendre comment ils ont pu en arriver à détester leur propre pays, il faut simplement les stopper. L’état d’urgence promulgué par l’Assemblée Nationale est une réponse adaptée. Nous avons trop pensé qu’il était simplement possible de surveiller à distance ces guerriers fanatiques écervelés. Il n’en est rien, nous avons été dépassés par leur multiplication, leur radicalisation, leur déshumanisation. Aussi, tous les outils législatifs et exécutifs qui permettront d’arrêter ces terroristes, de les incarcérer rapidement avec des peines lourdes, de les expulser du territoire s’ils sont de nationalités étrangères, ou de les dénaturalisés, seront bienvenus. Nos forces de renseignements, de police, judiciaire et militaire sont totalement compétentes pour enrayer ce cancer intérieur.

Ce cancer provient évidemment d’un manque d’éducation et de culture sur des populations (jeunes) qui se sentent abandonnées par la société française. Les allers-retours en prison accentuent cette exclusion définitive.

Mais à l’extérieur de la France, des barbares sortis de prisons, soit-disant frères, avides de pouvoir et manipulateurs, ont vu l’opportunité sur ce terreau français fragilisé, d’endoctriner ces jeunes français en leur apportant  une certaine reconnaissance, voire un éternel remerciement… et de les embrigadés ainsi dans une lutte violente.  Ils ont ainsi construit une sorte d’islam appauvri et radical que les pouvoirs publics ont laissé s’installer, faute de compréhension.

Ce n’est pas une religion. Même les anciens, de confession musulmane, ne reconnaissent pas leurs jeunes générations dans cette démarche ultra-radicale et violente. Nous ne devons pas laisser s’installer plus longtemps cet ersatz religieux sans racine, sans histoire, sans culture.  Au même titre que des sites pédophiles, tous les sites religieux ou communautaires à mouvences radicales doivent être supprimés.

En parallèle de cette action intérieure ferme, nous devons également trouver des solutions à l’étranger.

En Syrie et en Irak, là où Daesh et ces barbares sont installés. Si en France, le combat peut sembler être d’origine faussement religieuse , il n’en est rien là-bas. Cette organisation criminelle internationale s’est construite d’une part avec des hommes de mains de l’ex-dictateur irakien, Sadam Hussein , et de l’autre côté avec des prisonniers dangereux  libérés par Bachar el-Hassad afin de créer la terreur et mieux diviser les communautés dans son pays. Ce monstre à deux têtes est donc constitués de gens avides de pouvoir et se fichent bien de toutes les religions. Et le pouvoir s’obtient, entre-autre, par la division et la peur. Daesh l’a bien compris.

Si les frappes aériennes peuvent sembler être une réponse en fragilisant à court terme la montée de cette organisation islamique, si elle est une réaction assez simple, innée et faussement saine de volonté de vengeance humaine, elle n’est pas nécessairement une solution.

Cette organisation sanguinaire a germé sur un terreau irakien post-américain fait de guerres entre sunnites et chiites, de corruption et d’oppression.  Au lendemain de la guerre en Irak, lorsque les Américains sont partis et ont redonné le pays à feu et à sang aux Irakiens, après l’élimination de Sadam Hussein, il s’est construit un Etat contre sa société avec, entre-autre, une armée d’occupation irakienne opprimant toutes manifestations, fussent-elles pacifistes, marginalisant la communauté sunnite avec des exécutions pseudo-judiciaires, et surtout installant partout dans les villes et villages un système de corruption avancé siphonnant les revenus de l’Etat (pétrolier) initialement prévus pour la santé, l’éducation, les transports, etc., vers des intérêts particuliers… On peut ainsi comprendre comment, au début, Daesh a pu naître dans ce pays de désolation et privé de tout, et comment cet groupuscule a pu être considéré comme une armée de libération, grâce à un discours –faussement religieux-, sur une partie de la population –majoritairement sunnite- en manque d’éducation, après ces 20 ans de guerre.

En un an, la progression a été phénoménale dans le nord du pays.

En Syrie, on retrouve le même schéma avec un dictateur sanguinaire et manipulateur à l’extrême, qui sème la terreur dan sla population et s’enrichit sur le dos des Syriens obligés de fuir, de se révolter, ou de plier. La progression dans l’est du pays s’est ainsi faite naturellement et rapidement par i) une volonté de Daesh de conquérir des territoires plus grands, plus verdoyants avec des puits pétroliers, et par ii) l’embrigadement de factions sunnites à qui l’on faisait miroiter un combat ultime contre les Chiites. Là-dessus, l’Iran, l’Arabie Saoudite et ses pays du Golfe, les Turques, les Kurdes, etc. ont pensé soit trouver l’opportunité de fragiliser les Chiites, soit de fragiliser la Syrie (pétrole -et honneur mal placé- obligent), mettant un peu plus d’alcool sur le brasier. A présent, tous semblent unanimes (officiellement au moins) qu’il faille trouver une solution. Le feu n’est plus maîtrisé.

Aujourd’hui, si l’on veut résoudre le conflit et les problèmes qui nous atteignent chez nous, on doit se poser plusieurs questions, de manière non passionnelle. Est-ce une guerre religieuse ? Non, comme en Irak, en Lybie, etc. il s’agit d’une guerre de pouvoir et d’argent. Elle s’est construite avec des gens sans éducation (en France et au Moyen-Orient), à qui il est facile de faire croire à un combat religieux. Mais la vraie nature de ce désordre est bien économique. Comment vit financièrement cette organisation criminelle ? Elle vit des ventes pétrolières et de la drogue. Alors qui, sur le plan industriel, gère la production pétrolière ? Exploiter des champs pétroliers ne se fait pas de manière robotisée. Il faut un savoir-faire que seuls quelques pays et quelques compagnies maîtrisent. Et puis, qui achètent ces barils de la honte ? Le font-ils de manière consciente ? En coupant ces robinets financiers, nous pourront peut-être enrayer l’action de cette organisation terroriste.

Enfin et surtout, pour ne pas réitérer l’histoire perpétuellement qui nous apprend que la nature a horreur du vide et que si nous rayons de la carte un pouvoir (certes sanguinaire), un autre le remplacera très rapidement et encore plus violent, il faut alors penser au lendemain avant même de vouloir aujourd’hui, raser deux pays qui ont déjà beaucoup souffert (Syrie et Irak). Quelle nouvelle voie proposer ?

Vouloir vaincre Daesh, c’est réfléchir à un futur le plus stable possible et non pas répondre forcément par la violence, en Syrie et en Irak.

Ce futur doit être composé par et avec l’ensemble des communautés (kurdes, chrétiennes, sunnites, chiites, etc.) avec un projet de société, et pourquoi pas avec des outils démocratiques et dans ce cas, l’enseignement de la pratique de ces outils. Une autre voie est donc possible, sans dictateurs et sans milices d’occupation.

Il est urgent et impératif de réinvestir dans la santé et dans l’éducation dans cette région du Moyen-Orient. Nous devons aussi accepter qu’un ou plusieurs leaders locaux prennent le pouvoir, si ces derniers acceptent quatre piliers essentiels:

  • l’éducation pour tous,
  • la santé pour tous,
  • la liberté de penser et de croire,
  • une justice égale pour tous.

L’histoire nous montre qu’on ne peut imposer une démocratie au risque d’obtenir le chaos.

antoine-le-solleuz

S’il y a une volonté souverainiste chez des peuples amis, notre rôle peut être de les accompagner vers une démocratie, mais certainement pas de la leur imposer –encore moins par la violence-, au risque d’avoir l’effet inverse chez eux et chez nous.

Antoine Le Solleuz
Secrétaire National du Front Démocrate
Conseiller Municipal de la Ville de Nancy

PACA : Christophe Madrolle, UDE – Front Démocrate, tête de liste Bouches-du-Rhône, sur la liste Castaner

La Provence, 06/10/2015 | Alexandra Ducamp | Photo Philippe Laurenson

Le tête de liste (PS-UDE) dans les Bouches-du-Rhône en opération séduction auprès des militants PS de Gardanne pour “réveiller la gauche”

Extraits :

Il déboule comme un tourbillon, claque des bises aux responsables des sections socialistes venus des communes alentours, envoie du tutoiement et du camarade tous azimuts, dégage le cendrier de la table pour la photo et débite : “Je me présente Christophe Madrolle, j’ai voulu vous rencontrer, c’est ma culture rugby, j’aime travailler collectif, on a deux mois pour le faire !” Go !

Pour des postures politiciennes, Jean-Marc Coppola (FdG) et Sophie Camard (EELV) font liste à part, mais je tendrai la main toujours, car mon camp, c’est la gauche.” Bien avant un éventuel programme, c’est sur les “valeurs de la gauche” que Madrolle, le centre gauche qui veut “ouvrir les fenêtres” compte faire équipe : “Le FN, c’est un risque réel et Estrosi, c’est une Morano au masculin, avec l’éventualité que tous les financements glissent vers Nice.”

Lancement de l’UDE

Le Traité des Fondateurs

Les crises multiformes – sociales, écologiques, morales – que traverse notre pays, nécessitent un nouvel élan démocratique et un rassemblement des forces de progrès, revendiquant une vision moderne de la social-démocratie et de l’écologie réformatrice.

Les signataires, rassemblés ce jour, entérinent la création de l’Union des Démocrates et des Écologistes (UDE), une fédération politique qui se situe au centre gauche de l’échiquier politique français.

Elle réunit celles et ceux qui partagent une vision réformatrice du pouvoir, se reconnaissent dans les valeurs républicaines, d’écologie de progrès, de social-démocratie, de laïcité, et sont résolument pro- européens.

Respectueuse de ses identités et ses différences, l’Union des Démocrates et des Écologistes assume le dépassement des clivages de postures, des oppositions factices, des schémas d’hier, permettant le rassemblement dans une maison commune, des progressistes, des écologistes réformateurs et des sociaux-démocrates.

Nous soutenons l’idée d’une démocratie moderne, bâtie autour de responsables politiques, associatif, citoyens, réunis pour proposer les grandes réformes dont le pays a vitalement besoin, et portant une capacité à nouer des compromis, dans le cadre d’un dialogue social renouvelé.

Nous portons l’idée d’une transition écologique ambitieuse, luttant contre la surexploitation des ressources naturelles et la destruction des écosystèmes, et préparant l’avènement d’un nouveau modèle de développement. Nous défendrons l’économie verte, porteuse d’emplois, le développement de filières innovantes, l’économie circulaire, la reconversion de l’économie carbonée.

Nous assumons un clair positionnement pro-européen, soutenant l’idée d’une Union Européenne qui abandonne les politiques d’austérités, lutte résolument contre le changement climatique – par une action diplomatique plus puissante – et qui pèse de tout son poids dans le concert des nations.

Nous défendons l’idée d’une Union Européenne plus lisible, au fonctionnement plus démocratique, offrant des politiques porteuses d’espoirs pour les citoyens européens, des politiques innovantes et socialement positives, en particulier pour la jeunesse.

Celles et ceux qui n’ont pas renoncé au redressement économique, démocratique et moral du pays doivent agir ensemble, rassemblés pour porter une nouvelle ambition.

Acteur des changements nécessaires face à l’immobilisme et au front des refus en tous genres, l’Union des Démocrates et des Écologistes sera force de proposition, positive et pragmatique, souhaitant offrir des perspectives ambitieuses de redressement au pays, en assumant pleinement ses responsabilités, dans le débat public, dans nos territoires, comme à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Les Fondateurs